Fondée en 1698, la ville de Jacmel, a été un port de commerce très prospère à l’époque de la colonisation française. A cette époque, la Compagnie de Saint Domingue exportait par le port de cette ville côtière, une production importante de canne à sucre, de café et d’huiles essentielles.

La Cathédrale St Jacques et St Philippe érigée en 1709

Apres 1804, Jacmel a aussi joué un rôle prépondérant dans l’histoire de la libération de l’Amérique Latine, car elle accueilli d’abord Francisco de Miranda, qui y créa le drapeau vénézuélien et plus tard, Simon Bolivar le libérateur du Venezuela.

La ville de Jacmel fut détruite en 1895 par un incendie. La ville fut reconstruite avec des maisons préfabriquées venant de l’Europe, qui donnent naissance à cette architecture particulière et originale qui la caractérise.

Plus tard, en 1925, Jacmel fut la première ville électrifiée d’Haïti et de toute la Caraïbe.

En 2010, la ville de Jacmel se voit encore une fois frappée. Cette fois, c’est un tremblement de terre qui détruisit de nombreuses maisons coloniales et endommagea des symboles importants du patrimoine de la Capitale Culturelle d’Haïti.

En plus de son histoire remarquable, le chef lieu du Département du Sud-Est est connu pour sa richesse culturelle marquée par de nombreuses personnalités artistiques, notamment le peintre Préfète Duffaut, l’écrivain René Depestre et le poète Alcibiade Pommayrac dont la célèbre phrase « Jacmel, Sursum Corda » résonne encore aujourd’hui dans le cœur des Jacméliens qui ne se laissent jamais abattre.

Il serait donc impossible de concevoir une éventuelle « Destination Jacmel » sans tenir compte du passé ayant servi à modeler son paysage unique et à forger son patrimoine si riche et complexe, ou de son histoire omniprésente et ses magnifiques monuments coloniaux, prêts à ouvrir leurs portes à nouveau au monde aujourd’hui.